Pourquoi   des cercles mixtes :

Nous sortons péniblement du patriarcat et certains conditionnements nous collent encore à la peau. Nous somme en effets habités par de nombreuses croyances, influences, stéréotypes et même archétypes concernant le genre, le sexe et les relations hommes/femmes.

Concrètement et consciemment, beaucoup d’entre nous aimerait en sortir. Comment ? Pour nous, ce chemin se construira ensemble. 

Marie-Claire a animé de nombreuses tentes rouges sur le thème de la maternité.  

  • Les « Tentes Rouges » sont des rassemblements de femmes, souvent cisgenres, qui veulent échanger autour de leur « féminité ». Elles sont héritées de traditions anciennes où les personnes menstruées, considérées comme « impures », se réunissaient le temps que duraient leurs règles. C’était l’occasion de partager un moment non-mixte et d’aborder les différents temps forts de la vie d’une femme (puberté, mariage, grossesse, enfantement, ménopause). Les tentes rouges vivent une relative renaissance en Occident à partir des années 2010, en même temps que l’attention est portée au « féminin sacré ». On peut critiquer la dimension essentialiste de ses rassemblements où la féminité est toujours rapportée à l’appareil génital, aux menstruations et à la capacité d’enfanter.

 

Claude a co-facilité de nombreux cercles d’hommes, qui sont un espace de travail  pour les hommes qui se posent des questions sur leur masculinité et les énergies archétypales.

Nous trouvons essentielle la dimension symbolique d’ouvrir des cercles de parole à toute la palette des genres . A l’heure où les mouvements queer remettent en question la dualité masculin/féminin, il nous semble important de nous réunir pour communiquer, transmettre, partager entre personne de tous genres afin de réunifier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nous, ce masculin et ce féminin tant mis à mal par le patriarcat. 

L’union d’un gamète femelle et d’un gamète mâle fusionnent pour créer la vie. C’est l’union de ces éléments qui crée la force de vie. Sans affect, il n’y a pas d’élan vers l’autre. Ce n’est pas un monde de bisounours, c’est parfois violent.

Mettons-nous ensemble pour créer un monde vivant, fluide et créateur. Asseyons-nous en cercle avec curiosité, humilité et bienveillance.

Osons dire, poser des questions, chercher, observer la réalité de l’autre sans jugement. Osons jouir de nos différences qui sont nos richesses, même si ça coince parfois, même si cela bouleverse, chahute, déstabilise.

Un partage joyeux, vrai, harmonieux : au fond de nous, n’en avons-nous pas tous envie ? n’avons-nous pas l’impression qu’il participerait à notre complétude, à notre pacification ?